vendredi 17 mai 2019

Messe en mémoire du bienheureux Álvaro

Á l'occasion de la fête du bienheureux Álvaro, une messe solennelle a été célébrée à Kinshasa par le Nonce Apostolique Mgr Ettore Ballestrero.


Dans une ambiance festive, Mgr Ettore Ballestrero a présidé ce jeudi 16 mai la concélébration eucharistique à l'occasion de la mémoire liturgique du Bienheureux Alvaro, à la Cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala.

Des nombreuses personnes venues des quatre coins de la capitale ont tenu à honorer la mémoire de celui qui a été le premier successeur de saint Josémaria, et qui avait envoyé les premiers fidèles de l'Opus Dei, dans les années quatre-vingts, pour commencer le travail apostolique en RD du Congo.


Mgr Ballestrero a adressé dans son homélie des paroles pleines d'encouragement, en soulignant l'exemple de fidélité du Bienheureux Alvaro. " Vivons avec fidélité à Dieu notre vocation chrétienne, dans les grandes et les petites choses ". 


A la fin de la Messe il a pris a nouveau la parole pour remercier les présents pour leur travail. " Je suis très content d'avoir pu célébrer cette Messe avec vous. Je tiens à remercier tous les membres de l'Opus Dei pour le grand travail apostolique qu'ils sont en train de faire pour la société congolaise et pour l'Église universelle. Ils sont un exemple de fidélité à l'Église et au Pape. Je vous encourage à continuer de suivre l'exemple de saint Josémaria et du Bienheureux Alvaro. "


Sur le parvis de la Cathédrale on pouvait contempler les panneaux de l'exposition itinérante sur la vie de la Bienheureuse Guadalupe, la première femme de l'Opus Dei  à être béatifié. Un motif de joie, et un exemple à suivre. " Exemple de sainteté dans la vie ordinaire, dans le travail de chaque jour ", avait dit Mgr Ettore Ballestrero en évoquant la figure de la nouvelle bienheureuse. 

mercredi 8 mai 2019

Ordinations sacerdotales: " Dieu est toujours un gage d'avenir "

Samedi 4 mai, en la Basilique Saint Eugène, à Rome, 34 fidèles de l'Opus Dei ont reçu l'ordination sacerdotale. Issus de 16 pays différents, ces nouveaux prêtres s'incorporent ainsi au clergé de la Prélature.


Le cardinal Antonio Cañizares qui les a ordonnés, leur a adressé une homélie où il leur disait, entre autres choses : "N'oubliez pas que le bon pasteur est celui qui, comme le Christ, pense toujours au bien des âmes plutôt qu'à ses intérêts personnels. Pour ce faire, et parce qu'il sait aimer, il est capable des plus grands sacrifices".

Dans le chœur, Mgr. Fernando Ocáriz, prélat de l'Opus Dei, a participé à cette cérémonie à laquelle ont assisté aussi les familles et les nombreux amis des nouveaux prêtres.

"Seul l'amour - dit Mgr Cañizares- peut donner un sens à une vie de don de soi. Un amour que nous tâcherons de pousser à l'extrême, jusqu'à l'oubli de nous-mêmes, qui nous portera à vivre contents, en travaillant là où Dieu voudra de nous, en nous appliquant à accomplir sa volonté. En s'appuyant sur des paroles du Pape, il a ajouté " l'accompagnement est aujourd'hui la clé de l'identité d'un pasteur. On a besoin de ministres qui incarnent la proximité du Bon Pasteur, de prêtres qui soient des icônes vivantes de cette proximité ".

Mgr Cañizares a encouragé ces futurs prêtres à prendre tout spécialement soin de la Messe et du sacrement de Pénitence: "Face à la merveille d'être des confesseurs, des ministres de la grâce de Dieu, considérez que nous avons tous besoin de ce pardon. Soyez de bons confesseurs et de bons pénitents. En effet, accompagner les autres nous demande à nous aussi de nous mettre en route, en luttant contre nos propres défauts en comptant sur la grâce de Dieu ".


Mgr Canizares a pensé à ce que saint Josémaria aurait dit aux familles des ordinants : " Soyez dans la joie parce que le Seigneur a daigné choisir l'un des vôtres pour que, devenant son ministre, il soit en mesure d'apporter la paix de Dieu à tout le monde ".

" Dieu est toujours un gage d'avenir, - leur a-t-il assuré-. Aujourd'hui, Il est là, à nous annoncer encore qu'Il ne manquera jamais de nous envoyer des pasteurs et que le secours du ministère sacerdotal ne nous manquera pas ".

"Avec le temps, tout s'imbrique "

Voici ce que, quelques jours avant leur ordination, plusieurs ordinants nous ont confié sur l'itinéraire qui les a conduits au ministère sacerdotal.

Yann Le Bras, Français, dit "qu'il n'a aucune raison d'avoir peur puisque la vocation c'est Dieu qui la donne et que Dieu nous accompagne tous, toujours, et ses prêtres en particulier. Si je devais avoir peur de quelque chose, ce serait de moi-même. C'est pourquoi je demande à Dieu et à la Sainte Vierge, qui est la Mère des prêtres, de m'aider".

Samuel Fancourt, Néo-Zélandais, converti au catholicisme il y a quelques années, devient prêtre aujourd'hui. " En regardant en arrière, l'on perçoit que Dieu a agit progressivement dans votre vie. Des gens, des lieux, des événements. Ce sont des expériences loin de la foi, peut-être, mais avec le temps tout s'imbrique et l'on y décèle le plan de Dieu.


Paul Kioko, du Kenya, médecin durant des années dans un hôpital de Nairobi se dit aujourd'hui " qu'un prêtre est quelqu'un qui est d'astreinte non pas un seul jour, mais à tout instant de sa vie. Il doit en effet prendre soin des âmes qui lui ont été confiées et être prêt à s'en occuper à chaque instant du jour et de la nuit ".

Claudio Tagliapietra, Italien, né à Venise, pense "que le prêtre doit savoir écouter et qu'en écoutant il est tenu de ne pas juger. C'est quelqu'un qui n'a pas toujours réponse aux questions qu'on lui pose parce que les solutions se construisent dans le calme ".

(cf https://opusdei.org/fr/article/ordination-de-34-pretres-en-direct/)

jeudi 8 novembre 2018

L'homme qui avançait avec les éléphants (il sera bientôt prêtre)

Paul Kioko a grandi au Kenya, parmi les éléphants, les rhinocéros, les lions et les serpents. Après plusieurs années de travail en tant que médecin, il a reçu le diaconat le 3 novembre. Voici son histoire. 6 nov. 2018


 Où êtes-vous né?

Je suis né à Nairobi, capitale du Kenya, mais j'ai passé toute mon enfance dans les différents parcs nationaux du pays, avec mes parents et mes frères et sœurs. Mon père travaillait au Kenya Wildlife Service en tant que "ranger en chef" (chef des gardes forestier).

Quel était son travail ?

Son travail consistait à protéger et à prendre soin de la faune dans ces parcs. Mon enfance a été itinérante : nous avons vécu environ cinq ans dans un parc, puis avons emménagé dans un autre, jusqu'à couvrir presque tout le pays. Le parc national de Nakuru, les montagnes Aberdare, le parc Amboseli au pied du Kilimandjaro ou le parc national Tsavo, ont été mes demeures.

Quelle a été votre enfance dans cette savane ?

Nous avons grandi, avec mes frères et sœurs, en jouant au cœur de la végétation. Bien qu'il y ait toujours eu le risque de rencontrer un lion ou une autre bête, ce que ma mère craignait le plus c’étaient les scorpions et les serpents, car il y en a beaucoup. Grâce à nos anges gardiens, rien de grave ne nous est jamais arrivé.

Il faut quand même dire que vous avez connu beaucoup d'aventures....

Oh oui, bien sûr ! Je me souviens par exemple du moment où un cobra a craché du poison dans les yeux d'un de mes frères. Emmené d'urgence à l'hôpital, il n'a pas perdu la vue. Une autre fois, un autre frère, a failli heurter à vélo deux lions, blottis dans un virage. Ils étaient trop occupés à dépecer un sanglier. Mon frère s’en est bien sorti, fort heureusement.

Qu’en était-il de votre vie familiale dans un tel environnement ?

Si nous nous étions bien tenus durant la semaine, mon père nous emmenait au parc, le dimanche, dans sa jeep. Le défi était de dire qui avait vu le premier un des " Cinq Grands " (éléphant, rhinocéros, lion, buffle ou léopard). Mon père gagnait presque toujours parce qu'il était le plus patient et qu'il pouvait fixer son regard longtemps sur un endroit pour identifier les animaux qui s'y cachaient.

Votre mère aimait-elle cette vie ?

Bien sûr, tout en s'intéressant davantage aux oiseaux, ce que nous, les enfants, ne comprenions pas. Je m’explique : ma mère, née aux États-Unis, est venue en Afrique à la fin des années 1960 pour enseigner les mathématiques à l’autre bout du monde. C'est peut-être pour cela qu'elle aimait les oiseaux : comme eux, elle s’est envolée pour vivre sa vie, tout au loin. En Tanzanie, elle a rencontré mon père, qui terminait sa formation d'expert en environnement. C’est toute une histoire, une providence divine, comme disait ma grand-mère.


La nature, que vous a-t-elle appris durant ces années ?

J'ai appris beaucoup de choses. Bien entendu, à profiter des grands espaces et de la beauté de la création. Mais ce qui m'a profondément marqué, c'est, d'une part, la patience de mon père pour arriver à voir de grandes choses et, d'autre part, la capacité de ma mère à apprécier les petites joies de la vie, comme sa contemplation d’un petit oiseau.

Quel était votre lien avec avec les animaux ?

C'était un paradis pour les enfants comme nous. Nous n'avions ni télévision ni PlayStation, mais nous n'en avions pas besoin. Les "rangers" (garde-forestier) apportaient chez nous des nouveau-nés orphelins dont il fallait s’occuper : des petits d’impalas, d’antilopes, d’éléphants, de rhinocéros, des lionceaux et de petites gazelles. Je me souviens comme ils se promenaient à l'aise autour de chez nous.

Certains animaux plus grands, -des éléphants, entre autres-, devaient être en cage avant d’être relâchés. Je me souviens qu'on leur donnait des mangues et des oranges à manger, et qu'on jouait à lancer de loin, comme au basket, les fruits dans leur énorme gueule ouverte. Nous étions des enfants !

Comment avez-vous orienté votre vie par la suite ?

Pour terminer mes études secondaires, j'ai dû emménager en ville. Ce fut au lycée, le collège Lenana, que j'ai rencontré de jeunes étudiants qui sont venus nous enseigner la foi chrétienne. Plus tard, j'appris que certains d'entre eux étaient de l'Opus Dei et j’ai tenu à mieux connaître cette réalité de l'Église, dans laquelle, un peu plus tard, dans ma dernière année à Lenana, j'ai demandé l'admission.

Après avoir terminé mes études de médecine à l'Université de Nairobi, j'ai travaillé pendant un an à l'hôpital militaire du Kenya. J'ai ensuite pratiqué la médecine pendant près de 15 ans à l'hôpital Mater de Nairobi, d'abord aux urgences, puis à l'unité des soins intensifs, où j'ai complété ma spécialisation en anesthésiologie.


Et quand avez-vous envisagé de devenir prêtre ?

Comme le dit le Livre de la Sagesse, il y a un temps pour tout sous le Ciel. J'ai compris que, tout comme Dieu m'avait appelé à servir les malades en tant que médecin, il m'appelait à servir toute son Église comme prêtre. Dans un sens, je pense que le fait d’être médecin m'a préparé à accueillir l'appel au sacerdoce.

Désormais, vous allez être prêtre ?

Pas tout de suite. Le 3 novembre prochain, avec 33 autres fidèles de l'Opus Dei de 16 pays, je recevrai le diaconat des mains de Mgr Celso Morga. Si Dieu le veut, nous serons donc ordonnés prêtres en mai 2019.

Comment vous y êtes-vous préparé ?

Essentiellement par la prière et la participation à la Sainte Messe. Avec d'autres fidèles de l'Opus Dei de nombreux pays, j'ai aussi consacré plusieurs années à étudier la théologie à l'Université Pontificale de la Sainte-Croix ainsi que d'autres matières au Collège romain de la Sainte-Croix. Au cours de ces années, j'ai compris que c'est Dieu qui nous prépare au sacerdoce, et qu’Il se sert de beaucoup d'amis et de maîtres pour éclairer notre chemin.

Quel est le sujet qui vous a le plus plu dans ces études à l'université?

J'ai une licence et un doctorat en Théologie Morale. Compte tenu de ma formation et de mon travail de médecin, il n’y a donc rien de surprenant à mon intérêt pour les questions de bioéthique et les fondements philosophiques de la pratique médicale.

Il paraît que la meilleure façon de vous endormir c’est de demander à quelqu'un de vous parler de sa thèse. Je prends ce risque : mes recherches portent sur la vertu de la prudence comme point de connexion entre les décisions médicales "techniquement correctes" et "moralement correctes". Lorsque je travaillais à l'unité des soins intensifs, j'étais souvent confronté au dilemme de savoir quand et comment limiter les traitements médicaux.

Morale, théologie, Rome, sacerdoce.... Regrettez-vous vos années au parc naturel ?

Les souvenirs d'enfance nous accompagnent tout le long de notre vie, et je garderais toujours un souvenir plaisant de mes aventures avec les bêtes sauvages. Cela dit, je sais bien qu'une vie au service de Dieu et des autres est une aventure encore plus grande. À mon lever, le matin, j’offre ma journée au Seigneur et je ne sais pas où il va guider mes pas. Avant, je n'admirais que la beauté de la création dans les parcs naturels ; maintenant, je contemple la providence aimante de Dieu dans toutes les situations où Il me place. J'espère que beaucoup d'autres pourront le trouver grâce à mon ministère sacerdotal. Priez pour nous.

(https://opusdei.org/fr-cd/article/l-homme-qui-avancait-avec-les-elephants-il-sera-bientot-pretre/)
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jeudi 31 mai 2018

Le pape François reçoit le Prélat de l'Opus Dei


Le Saint-Père a reçu en audience Mgr Fernando Ocariz, prélat de l’Opus Dei, le 26 mai, à 10h


Le prélat de l’Opus Dei, reçu en audience le 26 mai dernier par le pape François, a transmis au Saint-Père l’unité de tous les fidèles de l’Opus Dei dans la prière pour sa personne et ses intentions.

Il lui a aussi parlé du travail d’évangélisation des fidèles de la prélature dans plusieurs pays ainsi que de projets apostoliques, éducatifs et sociaux, inspirés par le message de saint Josémaria.

Le pape François a manifesté combien la contribution des fidèles à l’évangélisation de la société dans leur cadre habituel de vie le réjouissait.

(cfr http://opusdei.org/fr-cd/article/le-pape-francois-recoit-le-prelat/)