mercredi 2 mars 2016

Journée sacerdotale d'étude du lundi 29 février 2016


Thème :
"L'année de la miséricorde"

Le jubilé extraordinaire de la miséricorde est une invitation à redécouvrir et à faire découvrir le don de Dieu (Jn 4, 10), cette merveilleuse grâce.
La journée d'étude veut donc être l'occasion d'une telle redécouverte et le lieu de l'incitation pour chacun à montrer aux autres le visage miséricordieux de Dieu, apprendre à être " miséricordieux comme le Père " (Misericordiae vultus, passim). Les différentes interventions viseront à atteindre cet objectif, d'abord moyennant un parcours dans la Sainte Écriture et dans la Tradition, ensuite sous l'angle de la vie sacramentelle et de la vie de prière.

Conférences :  
  • La miséricorde de Dieu dans la Bible et dans la Tradition (Abbé Aimé LUSAMBO, Curé de St François de Sales)
  • Le sacrement de la miséricorde disponibilité et dispensation (Abbé François-Xavier BIKO, Curé de St Marcel)
  • Tour d'horizon de la dévotion envers la miséricorde divine (Abbé Hubert KATAWA, Curé de Ste Anne)
 Documents : 
Pape François : Catéchèse sur la miséricorde  Télécharger

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mardi 1 décembre 2015

Journée sacerdotale d'étude du 14 décembre 2015


Thème :
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50 ans après la publication de Presbyterorum ordinis, une relecture du document lui-même ne revient pas seulement à un exercice de mémoire, elle doit être aussi l’occasion d’en redécouvrir les virtualités – des précisions doctrinales aux suggestions pratiques – ou même d’en dégager de nouvelles interrogations, en vue d’un ministère plus fructueux au bénéfice du Peuple de Dieu et de l’humanité entière.

Conférences :
  • Le prêtre dans la mission de l’Église (Libère Pwongo, Recteur du Grand Séminaire st Kaggwa)
  • Le ministère des prêtres (Vincent Tshomba, Curé de Saint-Joseph)
  • La vie des prêtres (Fréderic Quirós, Assesseur pour la RDC de l’Université de la Sainte-Croix)
Documents :
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samedi 25 juillet 2015

Travailler par amour

À l'occasion du 40e anniversaire du décès de saint Josémaria



La nouvelle encyclique du Pape François s’inspire des premières pages de la Sainte Écriture : Dieu créa l’homme et le plaça dans le jardin d'Éden pour qu'il le travaille et le garde (Genèse 2, 15). Puis il fit tous les animaux, et les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait (Genèse 2, 19). Cet acte d'amour de la part de Dieu était une façon d'exprimer sa confiance en chaque homme et en chaque femme, à qui il confiait la tâche de développer les potentialités dont lui-même avait doté les créatures.

Chacun de nous est gardien et veilleur de la création. Le pape nous le rappelle : Dieu a placé l'homme dans ce jardin non seulement pour prendre soin de ce qui existait, mais pour le faire fructifier avec son labeur, avec son travail : «L’intervention humaine qui vise le développement prudent du créé est la forme la plus adéquate d’en prendre soin, parce qu’elle implique de se considérer comme instrument de Dieu pour aider à faire apparaître les potentialités dont il a lui-même doté les choses » (Laudato si’, 124).

Dans la mesure où les hommes s’efforcent d'accueillir le dessein du Créateur, toute tâche humaine noble peut devenir un instrument de progrès pour le monde et pour la dignité de la personne.

Le travail bien fait en est la clé, s’il est animé par le désir d’aimer et de servir par amour de Dieu et du prochain. Certes, d'autres motivations interviennent aussi : entre autres l’obligation de se procurer, pour soi-même et sa famille, le nécessaire pour vivre, le souci généreux d'aider des personnes dans le besoin, le désir d'atteindre la perfection humaine dans un domaine bien précis. Cependant l'appel du pape nous rappelle que le but est encore plus élevé : collaborer, dans une certaine mesure, avec Dieu à la rédemption de l'humanité.

Aujourd'hui c’est le quarantième anniversaire du décès de saint Josémaria, fondateur de l'Opus Dei, qui a proclamé au monde entier la valeur évangélique du travail réalisé par amour. Je suis témoin de la façon dont saint Josémaria s'est efforcé de vivre personnellement, jusqu'au terme de sa vie sur terre, ce qu'il prêchait sur le travail. « Le grand privilège de l'homme c'est de pouvoir aimer et de dépasser ainsi l'éphémère et le transitoire », écrit-il dans son recueil d’homélies Quand le Christ passe. Et il ajoutait : «L’homme ne doit pas se limiter à faire, à construire des objets. Le travail naît de l'amour, manifeste l'amour, est ordonné à l'amour. Nous reconnaissons Dieu non seulement dans le spectacle de la nature mais aussi dans l'expérience de notre vie, de notre effort. Le travail devient ainsi prière, action de grâces, puisque nous nous savons placés par Dieu sur terre, aimés de Lui, héritiers de ses promesses. »

Selon l'orientation qui lui est donnée, le travail est en mesure de détruire, ou d'accorder une dignité aux personnes, de soigner, ou de défigurer la nature, de prêter à notre prochain le service qui lui est dû, ou de l'en priver.

Qui subit le chômage et connaît des difficultés financières comprend bien la dignité que donne le travail. Il est normal que les personnes au chômage soient au cœur de la prière et de la préoccupation des chré-tiens. Le pape dit que « dans ce sens, aider les pauvres avec de l’argent doit toujours être une solution provisoire pour affronter des urgences. Le grand objectif devrait toujours être de leur permettre d’avoir une vie digne par le travail. » (Laudato si, 128). Cette encyclique nous rappelle aussi que « cesser d’investir dans les personnes pour obtenir plus de profit immédiat est une très mauvaise affaire pour la société » (ibid.).

Benoît XVI a défini le chrétien comme « un cœur qui voit ». L'efficacité économique est sans doute un critère à suivre dans le monde du travail, mais ce n’est pas le seul ; tout comme le Christ, le chrétien met tout son cœur à son travail et à servir les autres : c’est aussi une façon de louer le Créateur. Seul le travail vécu comme un service, le travail qui a l'homme pour centre, le travail que l'on fait par amour de Dieu, est en mesure d'ouvrir des perspectives de bonheur terrestre et éternel aux femmes et aux hommes de notre temps.

+Xavier Echevarría, Prélat de l'Opus Dei

"Source Le Potentiel N°6464 Vendredi 26 juin 2015"
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vendredi 19 juin 2015

Nouvelle encyclique du Pape François

"Loué sois-tu" encyclique du Pape François
sur la sauvegarde de la maison commune

La deuxième encyclique du Pape François, Laudato Si’, datée du 24 mai 2015, solennité de la Pentecôte, a été publiée le 18 juin. Il s’agit d’un texte dans lequel le Pape François articule sa pensée sur une planète qui se meurt et où l’homme a sa responsabilité.

Le pape François prie devant la tombe de St François d'Assise, le 4 octobre 2013 | Photo: assisiofm.it​

L’encyclique s’articule en six chapitres, et le Pape commence par rappeler l’héritage de ses prédécesseurs, de Paul VI à Benoît XVI sur cette thématique. « J’espère que cette encyclique nous aidera à reconnaître la grandeur, l’urgence et la beauté du défi qui se présente à nous », écrit François. Laudato Si’ débute par un tour d’horizon, étayé par la science, et dresse un constat alarmant sur l’état de « notre maison commune », écrit-il : mutations climatiques, problèmes d’accès à l’eau ou perte de la biodiversité : la terre est malade.

Le Pape parle d’une dette écologique des pays du Nord en particulier envers ceux du Sud. Le Saint-Père relie ensuite ce constat au récit biblique où Dieu a confié à l’homme la Création. « L’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, rappelle François, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché ». L’homme est donc invité à collaborer avec la Création et à protéger sa fragilité.

Point névralgique de l’encyclique, le chapitre 3 revient sur la racine humaine de la crise écologique : le Pape s’interroge sur les avancées technologiques, parfois sources de progrès mais aussi porteuses de limites. Il pointe ainsi « les logiques de domination technocratiques qui mènent à la destruction de la nature et à l’exploitation des personnes et des populations les plus faibles ». L’époque moderne se caractérise par « une grande démesure anthropocentrique », dénonce François, En dérive ainsi une logique du « jetable », qui justifie tout type de déchet, qu’il soit environnemental ou humain, qui traite l’autre et la nature comme un simple objet et conduit à une myriade de formes de domination, économiques ou sociales.

Laudato Si’ plaide donc pour une écologie intégrale, inclusive, invite à penser un nouveau paradigme de justice. Tout est lié : « il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale », souligne le Pape. « Une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création », peut-on encore lire.

Dans son encyclique, le Souverain Pontife ne s’arrête pas à un constat mais livre aussi des pistes d’action : une invitation au dialogue d’abord, honnête et sincère, au niveau local comme dans les instances internationales : le Pape au passage ne manque pas de critiquer les nombreux sommets sur le climat qui ont montré jusqu’ici leur impuissance. « L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate », écrit François sans ambigüité.

Au final, l’encyclique propose une véritable éducation et une spiritualité écologique, elle propose de « miser sur un autre style de vie », de ne pas sous-estimer les « simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l'égoïsme ».

Laudato Si’ nous propose de se mettre à l’écoute des Saints, saint François d’Assise en tête. « Dieu ne nous abandonne pas, conclut le Pape, il ne nous laisse pas seuls, son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il ». 

(cf. http://www.opusdei.cd/fr-cd/)

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