lundi 31 mars 2014

Journée d'étude du 31 mars 2014



Thème:
" Evangelii gaudium. La joie de vivre et d'annoncer l'Evangile "

Dans la tâche urgente de la nouvelle évangélisation, il s'agit toujours et encore d'annoncer l’Évangile du Christ, transmis fidèlement par l’Église. Or, la manière de le faire, autrement dit le style, a aussi un rôle. Le grand défi consiste à faire en sorte que, sans trahir le message, la modulation de l'annonce rejoigne la sensibilité de nos contemporains. Toute époque ses propres particularités, qui font que dans le message de toujours, certains contenus apparaissent plus urgents que d'autres. Il va sans dire que dans cette dynamique, le prêtre a un rôle déterminant, en particulier par l'annonce qui se réalise dans le cadre de l'action liturgique, autrement dit l'homélie.
Conférences:
Documents: 
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lundi 17 mars 2014

Alvaro del Portillo : une vie au service de l'Église


Le 11 mars 2014, Mgr. Alvaro del Portillo aurait célébré ses cent ans. Il en avait passés quatre-vingts sur terre. De l'avis unanime de tous ceux qui ont connu don Alvaro, comme on l'appelle familièrement, pour résumer sa vie, la fidélité est le maître-mot. C'est aussi en ces termes que le bienheureux Jean-Paul II se souvenait de lui, en l'appelant le lendemain de son décès, avec de mots de l'évangile, bon et fidèle serviteur.

Mgr. Alvaro del Portillo

En effet, quelques heures après le décès de Don Alvaro, survenu le 23 mars 1994, au lendemain de son retour d'un pèlerinage en Terre Sainte, Jean Paul II avait envoyé un télégramme où il se disait plein de reconnaissance envers le Seigneur, de l'exemple de force et de foi en la Providence divine, que Mgr Alvaro del Portillo a toujours donné,…, en plus de sa fidélité à l'Eglise. Don Alvaro était un homme de fréquentation agréable, de qui émanait une grande bonté et dont les propos traduisaient de manière indéniable l'amour de Dieu qu'abritait son cœur. 

Qui était Mgr Alvaro del Portillo ? 

Il est né à Madrid, le 11 mars 1914, dans une famille profondément catholique - une authentique école d'amour généreux et désintéressé - où il a appris à aimer. Il était ingénieur des ponts et chaussées et docteur en Philosophie et en Droit canonique. En 1935, à 21 ans, il entra dans l'Opus Dei (institution fondée par saint Josémaria le 2 octobre 1928, en vue de rappeler à tous - hommes et femmes, mariés ou célibataires, jeunes et moins jeunes - l'obligation d'être saints au beau milieu de leurs occupations et préoccupations familiales, professionnelles et sociales de tous les jours).

Il vécut très fidèlement sa vocation à l'Opus Dei, en sanctifiant son travail professionnel et en remplissant ses devoirs ordinaires. Il effectua un très large apostolat parmi ses camarades d'étude et ses collègues. Saint Josémaria trouva rapidement en lui le plus efficace de ses collaborateurs. Il reçut l'ordination sacerdotale le 25 juin 1944. En 1946, il s'établit à Rome pour aider le Fondateur à gouverner et à étendre l'Opus Dei dans les cinq continents.

Mgr. Alvaro del Portillo a eu à remplir aussi de nombreuses tâches que lui confia le Saint-Siège. Il a participé de manière très active aux travaux du Concile œcuménique Vatican II : il a été secrétaire de la Commission De disciplina cleri et populi christiani ; et il a travaillé à la rédaction de Presbyterorum Ordinis, décret sur le ministère et la vie des prêtres. Après le Concile et jusqu'à la fin de sa vie, Mgr. Alvaro del Portillo fut consulteur et expert en des différentes Commissions et Congrégations du Saint-Siège.

Le 15 septembre 1975, il fut élu premier successeur de saint Josémaria à la tête de l'Opus Dei. Il obtint du Saint-Siège la configuration juridique définitive de l'Opus Dei comme prélature personnelle, en 1982, conformément au charisme fondationnel. Il fut sacré évêque le 6 janvier 1991 des mains du bienheureux Jean-Paul II.

Mgr. Alvaro del Portillo est décédé à Rome, le 23 mars 1994. Le jour même, le bienheureux Jean-Paul II est venu prier devant sa dépouille mortelle et, après un moment de prière silencieuse, il a récité le Salve Regina. Pendant les dix-neuf années passées à la tête de l'Opus Dei, Mgr. Alvaro del Portillo a étendu le travail apostolique de l'Opus Dei dans vingt nouveaux pays, dont notre pays, le Congo.

En cette année du centenaire de sa naissance, Dieu a voulu que son serviteur Alvaro del Portillo soit élevé sur les autels. Il sera béatifié le 27 septembre prochain à Madrid.

Don Alvaro au Congo

Centre Hospitalier Monkole

Pure coïncidence ou simple hasard du calendrier ? Il se trouve que ce fut justement le 27 septembre 1980 que le travail de l'Opus Dei commença au Congo, grâce à l'impulsion du serviteur de Dieu, Alvaro del Portillo. En outre, il faut noter le fait qu'à des périodes de graves perturbations sociales, que notre pays a connues, le futur bienheureux a toujours su se montrer très proche, par son affection paternelle, en priant ou en faisant prier de nombreuses personnes du monde entier pour le retour au calme et à la paix.

En août 1989, Don Alvaro était venu chez nous. Il resta 5 jours à Kinshasa, où il laissa une profonde trace par son affection et sa vie sainte. Mgr. Alvaro poursuit sa tâche depuis la Maison du Ciel. Nous les Congolais, nous sommes convaincus de son intercession très efficace pour qu'il y ait d'innombrables personnes décidées à suivre son exemple, en syntonie parfaite avec saint Josémaria, dont le point d'ancrage est la seule décision d'accomplir la volonté de Dieu. Cette décision ferme d'accomplir les motions divines transparaît aussi dans des initiatives à caractère social promues et encouragées par Mgr. Alvaro del Portillo.

C'est le cas, par exemple, de la grande aventure du Centre Hospitalier Monkole, dans un quartier défavorisé de Kinshasa, que certains fidèles de l'Opus Dei et d'autres personnes ont commencé grâce à son initiative. Aujourd'hui, 24 ans après, le Centre Hospitalier Monkole est un hôpital de référence, non seulement pour ce qui est de la qualité des soins, mais aussi pour la formation permanente du personnel, et plus particulièrement pour la touche spéciale de la prise en charge des malades sans ressources économiques. Dans la continuité de cette impulsion, d'autres initiatives ont été promues comme l'Institut Supérieur en Sciences Infirmières (ISSI) et le Centre de formation et d'appui sanitaire (CEFA).

Mgr. Alvaro del Portillo transmettait la paix et la sérénité tout autour de lui. " C'était un homme bon et affable, qui transmet la paix et la sérénité aux âmes. Personne n'a gardé en mémoire un geste discourtois de sa part, ni la moindre manifestation d'impatience face aux contrariétés, ni une critique ou une plainte devant les difficultés : il avait appris du Seigneur à pardonner, à prier pour les persécuteurs, à ouvrir les bras dans un geste sacerdotal, pour accueillir tous les hommes avec le sourire et la compréhension du chrétien " Congrégation pour la cause des saints, Décret sur les vertus du Serviteur de Dieu Alvaro del Portillo, Rome, 28-VI-2012).

Nous faisons nôtre le désir de Mgr. Xavier Echevarria, l'actuel prélat de l'Opus Dei, qui nous invite à demander au futur bienheureux de nous obtenir la paix dans le monde, en ce moment marqué par tant de guerres et des conflits.

Nous remercions sincèrement Dieu pour l'exemple de fidélité que nous a laissé son serviteur Alvaro del Portillo, un serviteur bon et fidèle. Nous espérons le lui manifester en participant d'une manière ou d'une autre à la cérémonie de sa béatification à Madrid, le 27 septembre prochain.

Freddy Ngandu Muteba, Le Potentiel, Kinshasa (R.D. Congo)
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lundi 27 janvier 2014

Journée d'étude du 27 janvier 2014



L'encyclique Lumen fidei du pape François est venue compléter la trilogie d'encycliques sur les vertus théologales, initiée par Benoît XVI. 
L'interrelation entre les différentes vertus théologales reste le leitmotiv de toute la trilogie d'encycliques. En effet, de son côté, le pape François affirme: « Dans un admirable entrecroisement, la foi, l’espérance et la charité constituent le dynamisme de l’existence chrétienne vers la pleine communion avec Dieu » (Lumen fidei, n. 7). 
Au cours de la Journée sacerdotale d'étude, nous allons tenter de relire de manière croisée, quoique nécessairement succincte, les trois encycliques. 

Thème: 
« Lumen Fidei : trilogie d'encycliques sur les vertus théologales »

Conférences: 
Deus caritas est. Une rencontre qui change la vie (Abbé Jean-Freddy Bobo, Curé de Saint-Albert)



Spe salvi. La grande espérance qui sauve (Vianney Mugangu, Aumônier du CS Bozindo)



Lumen fidei. La lumière du visage du Christ (André Masinganda, Secr. de la Commission Episc. pour la Doctrine de la foi, CENCO)

 Documents:
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mercredi 27 novembre 2013

Exhortation apostolique "Evangelii gaudium"


" La joie de l'Évangile remplit le cœur et la vie de ceux qui sont près de Jésus, délivrés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l'isolement ". C'est le début de Evangelii gaudium, la première exhortation apostolique du pape François. Le pape montre son souci de l'œuvre évangélisatrice de l'Église de nos jours et propose des orientations pour commencer cette nouvelle étape d'évangélisation.


Voici un extrait de la présentation faite par Mgr Fisichella:

Evangelii gaudium : l’Exhortation apostolique du Pape François écrite à la lumière de la joie, pour redécouvrir la source de l’évangélisation dans le monde contemporain. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le contenu de ce nouveau document que le Pape François donne à l’Eglise pour préciser les chemins que la pastorale doit emprunter dans un avenir immédiat. C’est une invitation à retrouver une vision prophétique et positive de la réalité, sans pour autant se cacher les difficultés. Le François nous encourage et nous engage à regarder devant nous, au-delà de ce temps de crise, faisant une nouvelle fois de la croix et de la résurrection du Christ l’ « étendard de la victoire » (85). 

A plusieurs reprises, le Pape François fait référence aux Propositiones du Synode d’octobre 2012, montrant ainsi combien la contribution du Synode fut importante dans la rédaction de cette Exhortation. Le document va cependant plus loin que l’expérience synodale. Le Pape y imprime non seulement sa propre expérience pastorale, mais aussi l’invitation à accueillir le moment de grâce que vit l’Église, afin d’avancer avec foi, conviction et enthousiasme la nouvelle étape de l’évangélisation. Reprenant l’enseignement de Evangelii nuntiandi de Paul VI, il place de nouveau au centre la personne de Jésus Christ, premier évangélisateur qui appelle chacun de nous à prendre part avec lui à l’œuvre du salut (12). « L’action missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Église » (15) affirme le Saint Père. C’est pourquoi il nous faut accueillir ce temps favorable pour discerner et vivre la « nouvelle étape » de l’évangélisation (17) qui s’articule autour de deux thèmes qui forment la trame de l’Exhortation. 

D’une part, le Pape François s’adresse aux Églises particulières, confrontées aux défis et aux opportunités propres aux différents contextes culturels, pour qu’elles soient en mesure de spécifier le travail de nouvelle évangélisation dans leurs pays. D’autre part, le Pape indique un dénominateur commun, pour que toute l’Église, et chaque évangélisateur, puisse adopter une mé-thode commune, signe que l’évangélisation est un chemin où l’on marche à plusieurs, jamais de façon isolée. Les sept points, regroupés dans les cinq chapitres de l’Exhortation, constituent la vision du Pape à propos de la nouvelle évangélisation : la réforme de l’Église sur la voie de la mission, les tentations des agents pastoraux, l’Église comprise comme la totalité du Peuple de Dieu qui évangélise, l’homélie et sa préparation, l’intégration sociale des pauvres, la paix et le dialogue social, les motivations spirituelles de l’engagement missionnaire. Le lien entre tous ces thèmes est l’amour miséricordieux de Dieu qui va à la rencontre de chacun pour manifester le cœur de la révélation : la vie de chacun trouve son sens dans la rencontre de Jésus-Christ et dans la joie de partager cette expérience d’amour avec les autres (8).